Colette / Ravel

Jeu : Mathilde Maumont

Piano : Jean Philippe Guillo

 

Les textes réunis ici ont tous une dimension « magique ». Ils parlent du lien que nous entretenons avec le passé, avec ce qui nous a construit, avec ce que nous percevons et qui n'est pas palpable.

Ils font appel aux souvenirs, aux rêves, aux forces de la nature.

Les ritournelles de l'enfance résonnent comme des formules magiques.

Les arbres et les animaux sont porteurs de messages mystérieux et sacrés.

La neige, le soleil, la nuit deviennent des entités farceuses et éveillent nos sensations.

En compagnie du bavard et fidèle Toby Chien, des grenouilles tombées du ciel, des grands sapins de l'enfance et de Sido, la mère qui dit éternellement « Regarde ! » à sa fille, nous cheminons sur les routes merveilleuses qui nous mènent à ce que nous sommes devenus.

 

Le goût de la perfection formelle et de la précision de Maurice Ravel le rapproche indéniablement de l’écriture de Colette.

De par sa compréhension du monde de l’enfance, des rêves et de leur magie, l’amour des bêtes mais aussi son humour, l’univers de Ravel se marie naturellement avec les textes choisis.

Son génie d’orchestrateur transparaît au fil de ses pièces pour piano : il joue avec les effets sonores, les timbres, les couleurs, les volumes. Il offre ainsi à ces textes une dimension féérique et permet au spectateur de frôler sa propre histoire.

 

« Sortilèges », comme un clin d'œil à « L'enfant et les sortilèges » fantaisie lyrique que Colette et Ravel ont écrit ensemble, est un assemblage de textes issus de :

Les Vrilles de la Vigne – Sido – La retraite sentimentale – Claudine à l'école

et de musiques de Maurice Ravel.